L'Union démocratique du Centre, premier parti de suisse avec près de 30% des voix aux élections de 2007, sacralise volontiers le peuple et la démocratie. A l'interne, c'est une autre histoire. Voici ce qu'en dit, dans Le Nouvelliste, le conseiller national valaisan Oskar Freysinger, qu'on ne classera pas parmi les militants UDC portés aux états d'âme:
"A l'UDC suisse, les décisions élémentaires sont prises par un groupe qui ne recoupe pas les instances démocratiquement élues. Même pour moi qui suis élu fédéral, ce groupe et son fonctionnement restent nébuleux. Je ne sais pratiquement rien des négociations qui ont eu lieu entre ce groupe et l'économie et entre ce groupe et les partis centristes sur l'accord UBS."
Mais qui tire donc les ficelles: Christoph Blocher? demande le journaliste.
"Bien sûr. C'est même lui qui a le plus de pouvoir là-dedans. Ce groupe est ancré sur la Bahnhofstrasse zurichoise. Le problème est que la communication de ce groupe est catastrophique. J'en ai parlé avec Blocher et il ne comprend pas. Lorsqu'il était au Conseil fédéral déjà, il avait un problème de communication. Il n'a pas réussi à faire savoir ce qu'il a réussi. Maintenant c'est encore pire."
Christoph Blocher a toujours dit qu'il se considérait plus efficace en marge du pouvoir officiel qu'y participant. Il n'avait pas précisé qu'il pratique, y compris avec les siens, des méthodes habituellement réservées à la franc-maçonnerie. Et encore, les francs-maçons semblent plus transparents en ce moment.
mardi 22 juin 2010
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