mardi 8 juin 2010

Concours d'austéri(beau)té

C'est à qui serrera la ceinture un cran de plus que l'autre, à qui trouvera la mine la plus catastrophée pour annoncer aux chers concitoyens les sacrifices à venir. Lundi, Angela Merkel a dévoilé un paquet d'économies de 80 milliards d'euros, dont 15 000 suppressions d'emplois dans l'administration. La chancelière a toujours cru davantage dans les chiffres que dans les mots.
A Londres, David Cameron parle d'une situation "pire que tout ce que nous avions imaginé" et dit aux Anglais qu'ils entrent dans un "l'âge de l'austérité" qui durera des années, "voire des décades".
Peut-on parler de courage politique quand tous les moutons vont dans le même sens, bêlant à qui mieux-mieux pour couvrir la voix du voisin? Quand à une politique qui s'applique pendant "des décades", on attend encore le super-homme d'Etat capable d'une telle obstination.
Impression qu'il entre une part de marketing dans tout cela. On annonce la fin du monde pour pouvoir dire ensuite à l'électeur: "vous voyez, grâce à moi, il n'y a eu qu'une demi-apocalypse". Sinon, comment expliquer l'apathie des gens concernés?

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