Regardé un moment les auditions de Goldman Sachs au Sénat hier soir. Frustrant. C'était un passage plutôt technique. On connaît bien la tactique des commissions d'enquête américaines: poser beaucoup de questions, les plus pointues possibles, ne jamais laisser celui qui est sur le grill se perdre en méandres, l'interrompre, lui faire préciser, répéter. Glisser au milieu de tout cela une bonne grosse question de principe, du genre: "Mais alors, vous recommandiez à vos clients des produits que vous qualifiez vous-même de merde dans les courriels internes. Cela ne vous dérange pas?"
C'est un combat de nerfs, une suite de touchettes sur le ring. On compte les points au bout, mais je ne suis pas sûr qu'on se soit beaucoup approché de la vérité. Pour cela, il faudrait introduire dans les débats un acteur central: les clients de la banque. Ce sont après tout eux qui ont perdu des sommes colossales, eux qui subissaient le marketing de GS - ou le sollicitaient -, eux qui peuvent dire s'ils estiment avoir été trompés ou non.
Dans tous les articles que j'ai lus jusqu'ici, ou hier au Sénat, ils brillent par leur absence. Pourquoi?
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