La France aura son débat sur l'identité nationale, a-t-on appris ce lundi. Qu'est-ce qui fait qu'on est fier d'être Français, qu'est-ce qui fait qu'on mérite d'être Français... Ce genre de questions, quoi. L'opposition est déjà dans tous ses états face à ce qu'elle considère comme un gage donné à l'extrême-droite nationaliste, tandis qu'Eric Besson, ministre "de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire", a déjà apporté sa conclusion personnelle au débat: être Français, c'est chanter la Marseillaise le matin à l'école.
Je sens venir le moment où l'Union démocratique du centre, le Mouvement citoyen genevois et quelques autres vont importer l'idée en Suisse. Le problème sera alors d'ordre pratique. Le "Cantique suisse" qui sert d'hymne national est si poussif et mal fichu que même les vétérans de l'équipe de foot n'arrivent pas au bout de la première strophe (ils arrivent rarement au bout du match aussi, mais ça c'est une autre histoire). Pas facile de faire vibrer les patriotes dans un pays multilingue et - eh oui! - multiculturel.
Je propose que la Suisse se tire de ce mauvais pas en adoptant l'hymne existentiellement insurpassable, musicalement indémodable et gastronomiquement imperturbable que l'on entend dans les haut-parleurs des wagons des chemins de fer fédéraux. En version anglaise, pour rassembler le plus grand nombre:
"For refreshing drinks or appetizing snacks, come and see our friendly staff in the middle of the train"
...Avec les trois notes finales: "bing, bang, boung"
Are Wages Rising?
Il y a 2 heures

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