jeudi 29 octobre 2009

Investissements directs: un basculement historique


Les investissements directs à l'étranger souffrent bien sûr de la crise et atteindront à peine 1000 milliards de dollars cette année, la moitié du niveau atteint en 2007, relève The Economist Intelligence Unit. On s'y attendait. Mais la grande nouvelle, c'est que pour la première fois, plus d'argent sera investi dans les pays émergents que dans les pays développés.
The Economist illustre le propos avec une photo prise en Chine probablement. Mais voyons ce qui se passe au Brésil. La semaine dernière, le géant d'Amérique latine a introduit une taxe de 2% sur les entrées de capitaux étrangers pour freiner l'envolée du real (qui s'est apprécié d'un tiers face au dollar depuis janvier) et le flot d'argent, qui risque d'alimenter la surchauffe. Les investisseurs ont bougonné, mais pas très longtemps. Même le Financial Times a trouvé que la taxe était au fond assez justifiée. Solide, ayant intelligemment développé ses exportations Sud-Sud, le Brésil est attractif: 35 milliards de dollars y ont été investis depuis un an. Et ses nouvelles ressources pétrolières découvertes au large des côtes, si leurs recettes sont intelligemment dépensées, permettront de rattraper son retard en infrastructures. Plus de la moitié de la population y est actuellement considérée comme appartenant à la classe moyenne.

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