GM va donc se déclarer en faillite et renaître en conglomérat plus "fit" (c'est l'espoir du plan), allégé d'une douzaine d'usines, de quelques marques (Pontiac, Saturn, Saab, Hummer), de 2600 revendeurs et d'une part de ses dettes en assurances sociales envers les employés. Pour cela, il aura fallu pomper de l'argent frais auprès des actionnaires et créanciers. Et surtout de l'Etat, qui aura mis au total 50 milliards de dollars sur la table. Ca fait cher l'icône automobile. Si j'ai bien compris le montage, l'Etat américain (60% du capital), canadien (12,5%) et les syndicats posséderont (17,5) 90% du "nouveau GM".
On se réjouit de voir l'actionnaire majoritaire s'abstenir de dicter à GM le genre de voitures à fabriquer (c'est semble-t-il la promesse que fera Barack Obama aujourd'hui). En réalité, on voit mal le gouvernement concilier son désir de voitures "vertes", énergétiquement efficaces, avec la politique suivie pendant des décennies par GM, à qui on doit l'inoubliable Hummer. Conflits d'intérêts garantis.
Aucune garantie, en revanche, que les consommateurs retrouvent le chemin des concessionnaires GM. La part de marché du constructeur a chuté de 45% en 1980 à 22% en 2008. Aucune garantie non plus que le groupe retrouve l'équilibre financier. Ses fonds de retraite étaient sous-capitalisés de 12 à 13 milliards de dollars à la fin de l'année dernière et nécessiteront des contributions "substantielles" d'ici quatre ans.
Obama a fait un très gros cadeau à la base syndicale qui l'a élu. Les contribuables américains apprécieront.
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