jeudi 4 juin 2009

Blagues

Dans un éditorial publié par l’International Herald Tribune, Thomas Friedman raconte la blague suivante, qu’il a dite au téléphone à Barack Obama pour lui résumer la situation sur le front arabe et moyen-oriental.
« Un juif très pieux nommé Goldberg a toujours rêvé de gagner à la loterie. Chaque Sabbat, il se rend à la synagogue et prie : « Dieu, j’ai été un bon croyant toute ma vie. Qu’y a-t-il de mal à ce que je gagne à la loterie ? » Mais la date du tirage arrive, et Goldberg ne gagne rien. Semaine après semaine, il prie, mais la date du tirage survient, et à chaque fois, c’est la même chose, rien pour lui. Un jour de Sabbat, Goldberg lève les mains au ciel et dit : « Dieu ! Je suis pieux depuis si longtemps, que faut-il faire pour gagner ? ». Alors, du fin fond du ciel lui vient en retour la voix de Dieu : « Goldberg, donne-moi une chance ! Commence par acheter un billet ! »
Il paraît que Barack Obama a bien ri. Ce que j’apprécie, outre la blague elle-même, c’est le message que Friedman adresse en filigrane au lecteur : vous voyez, je suis assez familier avec l’homme le plus puissant de la planète pour échanger des plaisanteries avec lui au bout du fil et, pourquoi pas, disserter d’un ton badin sur les meilleurs choix politiques.
C’est fort. J’essaie d’imaginer la même chose en Suisse, avec le ministre des affaires intérieures et de la santé Pascal Couchepin par exemple. Et je n’y arrive pas, en tout cas pas du côté des médias. Tout ce que je verrais, c’est l’humoriste Daniel Rausis interpeller le conseiller fédéral valaisan sur les enjeux fondamentaux de la santé, de la vie et de la mort, par la blague suivante .
« Savez-vous pourquoi les Valaisans ne sont pas très favorables à l’incinération ? Parce que quand on est incinéré, c’est notre dernière cuite. Tandis que si on est enterré, on a encore la possibilité d’avoir un petit ver dans le nez. »
J’ai bien ri à celle-là aussi (entendue aux Dicodeurs de RSR avant-hier). Chaque pays a les enjeux qu’il peut.

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