vendredi 20 février 2009

Poésie hivernale: la promenade de Johnny



Pas beaucoup lu les journaux aujourd'hui, à part le Anzeiger von Sarnen. Sorry, j'étais à Gstaad où l'on devient un peu nerveux à propos des forfaits fiscaux. Bon, faut quand même dire, avec le temps et la neige de ce mois de février, c'était une bien belle ballade.
Dommage que mon pote Johnny le rocker n'ait pas été à la maison. Le chalet "Jade" paraissait bien désert. Ben s'il ne vient même pas par des conditions pareilles, lui qui doit passer six mois et un jour à Gstaad...
Cela dit, je n'ai pas perdu mon temps. Depuis le chalet, on peut suivre un charmant sentier longeant la Wispine (photo), jusqu'au centre de la station, non loin du très bel hôtel Holden, qui appartient à Bernie Ecclestone. Vous savez, le magnat de la F1 dont The Economist avait décortiqué les savants montages d'évasion fiscale, avec l'aide d'un avocat genevois qui n'a jamais voulu me recevoir - je me demande pourquoi.
Il n'y a pas que l'argent dans la vie, mais aussi les rencontres. Et aujourd'hui, j'ai passé une heure formidable avec Gottfried von Siebenthal. Son magasin d'ustensiles de ménage est juste en face de l'hôtel Rössli. Mais Gottfried est surtout un passionné d'histoire locale. Depuis l'âge de 12 ans! Encore en culottes courtes, il tirait les vers du nez des vieux du village pour connaître la vraie histoire du grand incendie (criminel) qui ravagea Gstaad en 1908. "C'était un sujet tabou, dit-il. On connaissait les responsables, mais personne n'en parlait". Et les forfaits fiscaux? "C'est un peu la même chose", concède l'historien amateur, qui les défend pourtant et se dit un fan de Margareth Thatcher (qui a écrit un de ses livres de mémoires au Palace de Gstaad et lui a dédicadé une belle photo). Des images, Gottfried en a des tonnes. Des histoires aussi. Par exemple celle de Marcel Ospel (autre habitué de la station) qui déambulait l'été dernier affublé de lunettes noires et casquette, parce qu'il craignait d'être reconnu et agressé, verbalement du moins.
Comme dit Gottfried: "Avant, les stars étaient des personnalités, comme Liz Taylor, ou John Kenneth Galbraith", deux visiteurs réguliers de son magasin. Tandis qu'aujourd'hui, on n'a plus que des Marcel.

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