Sir Allen Stanford, roi du cricket, de la banque et de l'immobilier, est accusé par la Securities and Exchange Commission d'avoir menti aux investisseurs à propos des rendements de sa banque Stanford Investment Bank, qui annonce 8,5 milliards de dollars sous gestion et 50 000 clients à fin 2008. Déjà, on soupçonne une affaire Madoff bis à propos de la
nébuleuse Stanford Group, qui affirme gérer au total 51 milliards de dollars.
Or il se trouve que celle-ci a quelques accointances avec la Suisse. Une filiale dédiée à la clientèle super-riche (peut-être un peu moins ce soir) a
pignon sur rue Dreikönigstrasse à Zurich. Généreux, le groupe a donné 1 million de francs au Kinderspital de Zurich. Plus étonnant, on apprend par un
communiqué de la société qu'au 1er avril 2008 - ça ne s'invente pas - l'ancien président de la Confédération Adolf Ogi est entré au Conseil consultatif international de Stanford Financial Group. Adolf Ogi "incarne notre engagement à poursuivre l'excellence dans tout ce que nous entreprenons", dit le communiqué. On espère que notre Dolfi national n'a pas aussi mis ses économies dans le groupe!
Post scriptum: Mercredi 18 février à 9 heures, Le Temps a eu au bout du fil Adolf Ogi, qui semblait peu au fait des démêlés judiciaires de Stanford Group. Il allait se renseigner plus à fond, disait-il. Ca n'a pas traîné: deux heures après, il rappelait votre serviteur pour annoncer qu'il remettait sa démission illico. Et on dit que les Bernois sont lents...
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