On savait que les marchés avaient mal accueilli les plans de sauvetage de Barack Obama. C'est au tour du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, de faire la moue dans Le Monde (pas de lien, sorry). Il commence par rappeler que les effets du chèque fiscal de Bush à 130 millions de contribuables américains se sont "évaporés" après trois mois. Il enchaîne sur les risques des mesures actuelles: leur financement par l'endettement risque de faire naître des doutes sur la capacité de remboursement des Etats-Unis, d'autant que les excédents chinois qui finançaient le déficit pourraient disparaître avec le ralentissement des exportations. "La seule issue serait alors le recours à la banque centrale et à la création monétaire." Avec pour conséquence la chute du dollar et, à terme, la hausse de l'inflation "qui est depuis toujours le meilleur moyen de ne pas payer ses dettes".
Tiens, c'est exactement le raisonnement que tient un autre conseiller de Sarkozy, Jacques Attali, dans son dernier livre. Il est à peu près sûr que la sortie de crise se fera par l'inflation qui mangera les cagnottes des riches retraités du Nord (pour schématiser) tout en facilitant le décollage des délaissés du Sud. Ce sera le "premier vote démocratique planétaire", ajoute même Attali. Votre avis?
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Il y a 5 heures

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