jeudi 19 novembre 2009

Le coup de savate de Delors à Blair

Dans le Financial Times du jour: le président du Conseil européen qui sera choisi aujourd'hui "doit être un Européen convaincu, d'un pays qui souscrive à toutes les politiques de l'Union" (c'est moi qui souligne). Une façon élégante d'éliminer, sans nommer le pays, tous les candidats de Grande-Bretagne, restée hors de la zone euro.
Par ailleurs, poursuit Delors, il n'est pas question d'un "superchef de gouvernement". Si l'élu devait se considérer comme un "président de l'Europe", cela contredirait les bases mêmes de l'UE et conduirait tout droit à des conflits de compétence. Bref, dit Maître Jacques, il convient de rester modeste dans toute cette affaire.
Il y a quand même une légère ironie (involontaire?) dans ses propos. Si Delors s'était cantonné dans le rôle qui lui était dévolu par les institutions quand il était président de la Commission européenne, l'UE n'aurait probablement pas connu le coup d'accélérateur dans les années 90.

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